Antifouling voilier : préparation coque et Thin Film Graphite
Antifouling voilier au Léman sur un J/92s : coque et appendices poncés à fond jusqu'à une base saine, puis trois couches de Thin Film Graphite en finition.
Repositionnement échelle de bain sur un J/92s : plancher de cockpit reconstruit en FP4 collé époxy, fuite de 35 à 40 litres corrigée et embases enfin étanches.
Un accessoire de pont qui traverse le plancher du cockpit est à la fois un chemin d’effort et une étanchéité : il doit se poser là où il doit travailler, et garder le plancher étanche là où il le traverse. Sur Jamais, un J/92s de 2007 à La Pichette sur le Léman, les deux embases inox qui reçoivent l’échelle de bain étaient placées trop en avant et scellées dans des trous ovales mal étanchés. Les corriger n’était pas seulement déplacer deux accessoires — comme la position corrigée recouvrait les anciens trous, le plancher du cockpit a dû être reconstruit solide avant de pouvoir les recevoir.
Deux problèmes se cumulaient. Les embases étaient trop en avant, si bien que le cadre de l’échelle butait contre la face arrière verticale du bateau une fois en place. Et les trous qui les recevaient étaient ovales — usés ou percés trop grands — et avaient été rebouchés au mastic plutôt que comblés proprement.

Ce rebouchage fuyait. Avec le temps, quelque 35 à 40 litres d’eau s’étaient introduits dans le bateau, la plus grande partie stagnant dans le compartiment central à l’arrière du réservoir de gasoil, sous le cockpit, piégée entre les deux panneaux de bois qui se prolongent vers l’arrière au fond du compartiment moteur. Cette eau stagnante expliquait en bonne partie l’humidité qui régnait dans tout le bateau à l’achat. Ce n’était donc pas un défaut d’alignement cosmétique : c’était une fuite active, avec un coût d’humidité dans tout l’intérieur.
Voici la contrainte qui a dicté tout le chantier : l’échelle ne devait reculer que légèrement pour dégager le tableau arrière, si bien que les nouveaux trous recouvraient partiellement les anciens. On ne perce pas un trou sain et porteur à moitié dans du vieux mastic et à moitié dans le vide — les anciens trous devaient donc redevenir de la matière solide, et le plancher autour être assez solide pour être percé de nouveau.
Les embases inox déposées, chaque ancien trou a été comblé de trois disques de FP4 collés au West System Six10 — un bouchon composite rigide sur toute l’épaisseur du plancher, non un rebouchage souple au mastic. Le FP4 est un stratifié verre-époxy (la même famille que le G10 / FR4) : il n’absorbe pas l’eau, ne pourrit pas et ne se délamine pas, et collé à l’époxy il ne fait qu’un corps avec le plancher.

Sous le cockpit, deux plaques de renfort en FP4 ont été collées en sous-face et finies au gelcoat — pour répartir l’effort de l’échelle dans la structure et contre-plaquer les nouvelles fixations. C’est la même approche de renfort que pour la fixation de la pompe de cale manuelle. Tout, sur et sous le cockpit, a ensuite été poncé et aplani.
Le plancher reconstruit solide dessus et dessous, les nouveaux trous ont été percés à la bonne position — recouvrant partiellement les anciens comblés, ce qui est précisément la raison pour laquelle le comblement et le contre-plaquage devaient être sains. L’échelle dégage désormais le tableau arrière. Les embases ont été rescellées et boulonnées traversantes au Sikaflex UV, étanchant cette fois correctement la traversée.

Le résultat est un accessoire qui se pose là où il doit, sur un plancher plus solide à cet endroit qu’à la sortie du chantier, avec une étanchéité qui a de la matière saine sur quoi s’appuyer.
Pourquoi l’échelle de bain laissait-elle entrer l’eau ? Ses embases étaient logées dans des trous ovales rebouchés au mastic plutôt que comblés proprement. Le rebouchage fuyait, et avec le temps 35 à 40 litres se sont accumulés dans le compartiment sous le cockpit — la source d’une bonne part de l’humidité intérieure du bateau.
Peut-on percer un nouveau trou qui recouvre un ancien ? Oui, à condition de redonner d’abord à l’ancien trou de la matière solide. Ici chaque ancien trou a été comblé de disques de FP4 collés et contre-plaqué d’une plaque de FP4 en sous-face, de sorte que les nouveaux trous partiellement superposés ont été percés dans un stratifié sain — non dans du vieux mastic ou du vide.
Comment combler un trou trop grand dans un plancher de cockpit ? Avec un bouchon rigide collé, non au mastic. Des disques de FP4 empilés et noyés à l’époxy comblent le trou sur toute l’épaisseur et deviennent partie de la structure ; le mastic seul travaille et finit par fuir de nouveau.
Avec quoi sceller une embase d’échelle de bain ? Un mastic polyuréthane marine comme le Sikaflex UV, sur une assise saine et aplanie. Le mastic étanche la traversée ; c’est le plancher solide en dessous qui lui permet de le rester.
Ce travail fait partie du journal de bord de Jamais. Voir aussi les deux pompes de cale et la ventilation solaire qui garde l’intérieur sec.
Antifouling voilier au Léman sur un J/92s : coque et appendices poncés à fond jusqu'à une base saine, puis trois couches de Thin Film Graphite en finition.
Réparation gelcoat coque sur un J/92s au Léman : étrave écaillée et bordé bâbord rayé repris par gelcoat bicomposant, ponçage progressif, spray et lustrage final.
Réparation cloison voilier sur un J/92s : injection d'époxy West System Six10 dans l'arête fissurée bois/polyester, puis finition au gelcoat spray côté cale.
Commandez vos pièces, ou parlons d’abord de votre programme.